jeudi 14 novembre 2013



Action du 13 novembre 2013.


Jabeur Mejri est en prison depuis 1 an et 9 mois !
Le comité de soutien de Jabeur Mejri a organisé une projection d'un film documentaire "L'Affaire oubliée" réalisé par un jeune tunisien Marwen ben Saada suivie d'un débat.

Malgré le mauvais temps, la salle (le café Liber'thé) a été pleine au point que certains n'ont pas trouvé de places assise. A noter que les sœurs de Jabeur ainsi que leur cousine se sont déplacées de Mahdia pour apporter leur soutien fort à cet évènement. Amnesty Groupe el Ouardia nous a aussi accompagné  : les jeunes ont collecté des signatures pour la pétition ainsi que des petits mots à transmettre à Jabeur par courrier.

Après la projection et à la demande d'un des présents, nous avons observé une minute de silence en mémoire  de l’ancien défenseur  des Droits de l'Homme qui dort dans son palais à Carthage.

Plusieurs questions ont été posées :

Q - Que sommes-nous en train de faire pour libérer Jabeur ?
R -
(1) Nous avons redéposé une demande de grâce même si la première demande nous a été retournée.
(2) Nous organisons un évènement tous les 13 de chaque mois pour rappeler que Jabeur Mejri ne doit pas être en prison pour ses idées.
(3) Nous maintenons la pression médiatique nationale et internationale.
(4) la FIDH et Amnesty (sur le plan national et international) lancent des campagnes de soutien : pétitions, marathon de lettres...
Q – Pourquoi les tunisiens ont du mal à soutenir et à adhérer à cette cause ?
R - le Tunisien est plus habitué à défendre des personnes en qui il peut s'identifier et avec qui il partage les mêmes idées. C'est à nous de sensibiliser le gens pour défendre la liberté d'expression et de pensée même si nous ne partageons pas la même pensée.


Q - Ne faut-il pas changer les textes de loi qui ont conduit à une telle aberration ?
R- Tout à fait ! Rappelons que dans les PV d'investigation, les questions tournaient sur l'atteinte du sacré, la croyance... mais le jugement prononcé a été 5 ans  pour « trouble à l'ordre public, 2 ans pour offense à autrui via des réseaux de télécommunication et 6 mois pour bonnes mœurs ».
Q - Pourquoi Jabeur est toujours en prison ? Qu'est ce qui bloque ?
R - A cette question, nous n'avons pas de réponse, c'est au président de nous dire quel moment lui semble opportun ! Est-ce qu'il se réserve une dernière carte politique ? Est-ce qu'il croit vraiment que Jabeur est mieux en prison ?
Nous réitérons nos remerciement à Marwen Ben Saada qui a donné de son temps et de son argent pour la réalisation du film, à la ligue des humanistes qui se charge de relayer ce documentaire, à Amnesty et particulièrement groupe El Ouardia, à la FIDH, au café liber'thé qui nous a ouvert ses porte et tous les amis qui nous ont aidé pour réussir cet évènement.

Rendez-vous le 13 décembre ! Car tant que nos libertés sont menacées nous ne baisserons pas les bras !

jeudi 31 octobre 2013

Action du comité de soutien à la foire du Livre


Mardi 28 octobre 2013- Tunis, dans le cadre d’une rencontre entre cartoonistes et public, à la foire internationale du livre au Kram, le comité de soutien de Jabeur Mejri et Amnesty Internationale s’invitent et marquent l’évènement par une action de solidarité avec Jabeur Mejri.

Juste au début de la rencontre, une dizaine d’activistes avancent dans la salle en portant les photos et caricatures de Jabeur Mejri. Après quelques minutes de silence, les caricaturistes, organisateurs de la rencontre, donnent  la parole au comité de soutien.

Le comité de soutien a expliqué aux présents l’affaire de Jabeur Mejri et a rappelé que le président de la république Moncef Marzouki refuse de le gracier malgré toutes les promesses faites à la famille du prisonnier et aux organisations internationales. « Nous avons besoin de votre soutien pour libérer Jabeur, premier prisonnier d’opinion en Tunisie Post révolutionnaire » explique l’une des militantes du comité en s’adressant à la salle.

Plusieurs ont signé la pétition d’Amnesty Internationale et ont même pris des photos avec le portrait de Jabeur. Le soutien à Jabeur Mejri grandi de jour en jour non seulement en Tunisie mais aussi à l’étranger.

Le fameux caricaturiste Plantu a rappelé, lors de cette rencontre, qu’il a envoyé une lettre sans réponse à Moncef Marzouki pour libérer Jabeur Mejri. « Nous étions toujours amis quand il était en exil en France » lance Plantu en parlant de Marzouki qui ne réagit pas par rapport à l’affaire de Jabeur Mejri.

Cette action sera suivie par d’autres prochainement pour maintenir la pression afin de libérer Jabeur Mejri. Nous vous tenons au courant de notre prochaine action réservée au 13 novembre. 

Comité de soutien Jabeur et Ghazi 



















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dimanche 13 octobre 2013

Action du 13 octobre : 13 dessinateurs se mobilisent pour Jabeur Mejri




 Tunis, le 13 octobre 2013
Monsieur Moncef Marzouki

Président de la République Tunisienne

Palais de Carthage

Objet : témoignage de solidarité pour la libération de Jabeur Mejri

P.J. : Dossier contenant 13 dessins


Monsieur le Président de la République,

Nous tenons à vous féliciter d’avoir décrété le 13 mars comme la journée nationale des libertés d'Internet. Il est essentiel pour la défense des libertés individuelles, et en particulier la liberté d’expression d’aller au-delà des déclarations et des célébrations officielles.

Aujourd’hui, dans la Tunisie post révolutionnaire, avec à sa tête l’ancien Président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, des jeunes sont en prison pour avoir exprimé une opinion. Jabeur Mejri est en prison depuis plus d’une année et demie et est condamné pour 7 ans et demi de prison ainsi qu’une amende de 1200 DT pour avoir exprimé une opinion.

Voilà pourquoi, nous avons introduit une 1ère demande de grâce présidentielle auprès de vos services. Celle-ci a été refusée. Nous renouvellerons cette demande très prochainement car il est inconcevable que Jabeur Mejri reste incarcéré.

Nous sommes tous Jabeur Mejri car avec Jabeur Mejri en prison, c’est la liberté d’expression et de conscience de l’ensemble des tunisiens qui est emprisonnée. A ce titre, chaque 13 du mois, en référence à la journée du 13 mars, nous agirons pour rappeler à la jeunesse tunisienne, à la classe politique, aux associations, à la société civile et plus globalement à l’ensemble de nos concitoyens que c’est un droit inaliénable que de pouvoir exprimer une pensée, une idée, une vision du monde.

Après le sit-in et les animations du 13 septembre, ce mois-ci 13 dessinateurs tunisiens et amis de la Tunisie ont réalisé à votre attention et à celle de Jabeur Mejri 13 dessins pour exprimer leur solidarité de manière concrète que nous vous adressons avec le présent courrier. Nous envoyons ce même courrier à Jabeur Mejri et nous ne doutons pas que votre administration ne bloquerait pas ce témoignage de soutien mais au contraire aurait à cœur que ses lettres lui parviennent dans les meilleures conditions.

Ces dessins seront dans un premier temps exposés sur internet et feront, avec d’autres, l’objet d’expositions à chaque occasion qui pourra nous être donnée.

Cette mobilisation continuera et grandira jusqu’à ce que Jabeur Mejri soit libéré et que toutes les garanties soient données pour la préservation des acquis de la Révolution quant aux libertés individuelles et à nouveau en premier lieu, la liberté d’expression.

Dans l’attente cruelle et partagée avec la famille et les amis de Jabeur Mejri de ce moment, nous sommes à votre disposition pour vous donner à nouveau l’ensemble des éléments qui permettront de parvenir à cette juste libération.





Comité de soutien Jabeur et Ghazi 









 Les dessins suivants sont de  :
  Amar Bézouère
Anis Chelbi
Yahia Boulahia
Bésot  
Elchicotriste
Willis from Tunis
Bizz
_Z_
@revolution
Malkomix
Dlog
Gris-Grain
Flask
  



















samedi 12 octobre 2013

Avec Jabeur Mejri, c’est la Liberté d’expression qu’on emprisonne.



 Une demande de grâce a été déposée pour Jabeur Mejri au mois de juin. Nous avons reçu en fin de semaine la réponse officielle via l’avocate du comité de soutien de cette 1ère demande qui se solde par un refus officiel de la part de la Présidence

Au moment où nous écrivons ces lignes, aucune information concernant Jabeur ne nous est parvenue sur sa présence ou non sur la liste des 1039 prisonniers libérés à l’occasion de l’Aïd.

Nous accusons réception du refus officiel de la demande de grâce de Jabeur Mejri et nous nous étonnons de l'intérêt que le Président prétend porter à ce jeune tunisien.

Ce refus est total contradiction avec les promesses jetées ici ou là par son entourage et au-delà avec ses prises de position officielles lors de vos visites à l’étranger. Il semble qu’entre les paroles et les actes, il y ait un gouffre dans lequel il a été décidé de jeter Jabeur Mejri.

Le Comité de soutien et la famille de Jabeur Mejri a déposé un recours en grâce dès que l’ensemble des procédures juridiques ont été épuisées. Depuis, nous avons été reçus à plusieurs reprises par les conseillers de Moncef Marzouki, en Juillet 2013. Rencontres qui nous ont permis d’affirmer avec force que Jabeur était un prisonnier d’opinion et qu’il fallait le libérer, ce avec quoi nos interlocuteurs, ces conseillers, étaient parfaitement d’accord.

Nous avons adressé un courrier à la Présidence qui est resté sans réponse.

Nous avons alors tenté de contacter les conseillers de la Présidence pour avoir des explications, pour comprendre, pourquoi Jabeur n’avait pas été gracié cet été.

Mais aucune réponse là encore.

Et pour cause : quelle explication fournir de manière officielle pour justifier la détention d’un prisonnier d’opinion dans la Tunisie postrévolutionnaire ? Comme nous l’avions indiqué alors, nous ne baisserons pas les bras devant ce mutisme en Tunisie et les prises de position contradictoire de la Présidence.

Voilà pourquoi, nous avons lancé le mouvement du 13 mars (en référence à la journée nationale de la liberté d’expression sur Internet initiée par le Président en personne) et nous nous sommes engagées à réaliser des actions chaque 13 du mois.

Nos paroles sont confirmées par nos actes et nous avons respecté nos engagements.

Avec ce mouvement du 13 mars, la mobilisation grandit auprès de la jeunesse, de la société civile, des ONG tunisiennes et étrangères.

Nous annonçons par le présent communiqué que nous accusons réception de ce premier refus officiel de Moncef Marzouki de libérer Jabeur Mejri mais qu’il nous est impossible de l’accepter au nom des principes et des valeurs de la Tunisie postrévolutionnaire.

Voilà pourquoi, nous réitérons cette demande de grâce et allons procéder, à nouveau, à l’ensemble des démarches administratives dans ce sens Nous appelons l’ensemble de nos soutiens et en premier lieu la jeunesse tunisienne à rester mobilisée pour cette cause au nom de la Révolution qu’elle a porté.

Avec Jabeur Mejri, c’est la Liberté d’expression d’un peuple qu’on emprisonne.

Le comité de soutien à Jabeur Mejri


vendredi 11 octobre 2013

Une nouvelle grâce présidentielle. Le Comité en attente d'informations fiables



Aujourd’hui, vendredi 11 octobre 2013, une grâce présidentielle a été accordée à 1039 prisonniers. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas encore si Jabeur Mejri fait parti des prisonniers graciés.

Dès que des informations précises et fiables nous parviendront, nous les communiquerons immédiatement.

La famille, les amis et le Comité de soutien à Jabeur ont l’espoir que ce dernier sera libéré.



Le Comité de soutien