mercredi 29 janvier 2014

ANTICONSTITUTIONNEL !


Le maintien de Jabeur Mejri en prison viole la Constitution !

(29 Janvier 2014)


Après plus de 2 ans de travaux, la constitution Tunisienne de la deuxième République Tunisienne a été adoptée : un préambule et 149 articles qui ont coûté cher à la nation et qui ont fait couler beaucoup d’encre, de sueur et de sang.
Tout un chapitre est consacré aux libertés, avec une référence dès le préambule et 29 articles au total, dont notamment l’article 31 (*) qui garantit les libertés d’opinion, de pensée et d’expression.
Le maintien de Jabeur Mejri en prison pour avoir exprimé des idées sur un réseau social est aujourd’hui inconstitutionnel.
Si des textes doivent venir préciser les modalités et les moyens de contrôle (article 49 (**)), l’esprit de la Constitution a été précisé par le Président de l’ANC dès le vote "Une constitution qui exprime une aspiration permanente pour la liberté en vue de construire un Etat de droit et des institutions". Ainsi dans un Etat de droit, aucun citoyen ne pourra être inquiété pour ses idées et être emprisonné pour les avoir pacifiquement exprimé.

Maintenant, il faut plus que des promesses et une Constitution : il faut un acte fort !

Après les nouvelles promesses des derniers jours ouvrant la voie à l’espoir d’une libération imminente, après le vote de la Constitution, il est impératif que l’Etat garantisse nos libertés fondamentales et démontre sa détermination à le faire en libérant immédiatement Jabeur Mejri.

Rappelons que Jabeur Mejri en prison depuis presque 2 ans. Pour avoir exercé pacifiquement son droit à la Liberté d’Expression, il a été condamné à une peine injuste et disproportionnée, de 7 ans et demi de prison et 1 200 DT d’amendes (cinq ans de prison et une amende de 1.200 dinars pour avoir publié et diffusé des écrits susceptibles de troubler l’ordre public, deux ans de prison pour offense à autrui via les réseaux publics de communication et six mois de prison pour outrage aux bonnes mœurs par le geste et la parole).

Nous, citoyens, internautes, militants des droits de l'Homme en Tunisie, considérons que ce jugement, au regard de ce qui précède est en violation totale avec les principes et le droit constitutionnels, dans un pays dont l’Etat est aujourd’hui garant des libertés fondamentales.

Nous appelons à un acte fort qui démontrera que l’Etat tiendra son rôle, nous appelons à la libération immédiate de Jabeur Mejri !



Comité de soutien Jabeur et Ghazi 
kolna.jabeur.kolna.ghazi@gmail.com



* Article 31

Les libertés d’opinion, de pensée, d’expression, d’information et de publication sont garanties. 

Ces libertés ne sauraient être soumises à un contrôle préalable. 

**Article 49

La loi fixe les modalités relatives aux droits et aux libertés qui sont garantis dans cette Constitution ainsi que les conditions de leur exercice sans porter atteinte à leur essence. Ces moyens de contrôle ne sont mis en place que par la nécessité que demande un État civil démocratique et pour protéger les droits des tiers ou pour des raisons de sécurité publique, de défense nationale, de santé publique ou de morale et avec le respect de la proportionnalité et de la nécessité de ces contrôles. Les instances judiciaires veillent à la protection des droits et des libertés de toute violation.




mardi 21 janvier 2014

Visite d’une délégation à Jabeur Mejri à la prison de Mahdia.


Communique du Comité de Soutien à Jabeur Mejri

Visite d’une délégation à Jabeur Mejri à la prison de Mahdia.



Une délégation spéciale de la FIDH accompagnée par le comité de soutien, des avocats et par des journalistes tunisiens s’est rendue à la prison de Mahdia pour rentre visite à Jabeur Mejri, premier prisonnier d’opinion en Tunisie.

La délégation a pu rencontrer Jabeur en prison. Il a expliqué que si il était relativement bien traité physiquement, il restait l’objet d’insultes fréquentes lors de ses sorties dans les parties communes. 

Il a par ailleurs expliqué  qu’un représentant du comité des Droits de l'Homme lui avait rendu visite la veille (!) et lui avait fait signer des documents en vue d’une demande d’exil pour un pays européen. Jabeur a confirmé, à la délégation de la FIDH, qui apprenait avec surprise ces derniers développements,  qu’il souhaitait effectivement partir pour un pays européen. 

Jabeur a affirmé à plusieurs reprises « je veux ma liberté ».

Le Comité de Soutien espère la libération de Jabeur dans les plus brefs délais et continuera à œuvrer dans ce sens tant que cet objectif ne sera pas atteint.



Le Comité de Soutien

lundi 20 janvier 2014

Soutien à Meriem et à Jabeur Mejri, les 2 premières actions du bureau de la FIDH à Tunis

Soutien à Meriem et à Jabeur Mejri, les 2 premières actions du bureau de la FIDH à Tunis 


Une délégation internationale s’est déplacée à Tunis afin d’inaugurer
ce nouveau bureau de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme.



L’inauguration s’est faite dans l’action, puisque la FIDH était au
tribunal de première instance de Bab Bnet aujourd’hui à Tunis, en
soutien à Meriem et que demain, elle sera à la prison de Mahdia pour
rendre visite à Jabeur Mejri.



Rappelons que Meriem Ben Mohamed (pseudonyme) est la jeune femme violée
par des policiers l’année dernière et que Jabeur Mejri est le premier
prisonnier d’opinion en Tunisie post-14 janvier.





Ci-joint l’interview de "Adel Haj Salem ", attaché de presse de la FIDH.



jeudi 12 décembre 2013

 
 
Comité de soutien de Jabeur / Mouvement 13 mars
FIDH - Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme
ATFD - Association tunisienne des femmes démocrates
Ligue tunisienne de la défense des droits de l’Homme
Association Tahaddi - Centre des défenseurs de droits de l’Homme
Organisation Tunisienne pour la Citoyenneté

Invitation

Conférence de presse
suivie d'une marche avec 669 bougies et d'un concert

« Allumons des bougies pour la liberté »

13 décembre            2013 à 15 H00
Hôtel Africa- Avenue Habib Bourguiba-Tunis

Le 10 décembre dernier, à l'occasion de la journée internationale des droits de l'Homme, 79 prisonniers ont été graciés. Aucun prisonnier d'opinion n'a bénéficié de cette grâce. Lors de cette conférence de presse, les participants expliqueront en quoi la liberté d'expression et d'opinion est aujourd'hui menacée en Tunisie. Ils reviendront tout particulièrement sur les affaires Jabeur et Weld el 15.

Participants à la conférence de presse :
- Hend Chenneoui, Mouvement 13 mars
- Abdessattar Benmoussa, LTDH
- Yosra Frawes, FIDH

A la fin de la conférence de presse, "une marche" prendra le chemin du local de la FIDH (17 rue de Marseille), où la troupe Clupea Musique jouera à 18H00. Ce concert sera précédé d'interventions d'avocats tunisiens (Me Bochra Belhaj Hmida et Me Ghazi Mrabet). Lors de la marche, les participants allumeront 669 bougies. Ce chiffre correspond au nombre des nuits passées en prison par Jabeur et Weld el15.

Contact presse :
Yosra Frawes, déléguée de la FIDH en Tunisie - Tel : + 216 21 29 83 12 (yf@fidh.org)

mardi 3 décembre 2013

Marc Lévy défend Jabeur Mejri, en prison à cause de messages sur Facebook

Actions de soutien d'Amnestie Internationale

Aux membres du Comité Jabeur Mejri
Cc à Anne Sainte-Marie, responsable des communications, Secrétariat national AI Canada francophone
Bonjour,

Mi-octobre, nous vous informions avoir choisi Jabeur
pour faire partie des dix candidats jumelés à dix écrivains québécois,
à l'occasion de la 14e édition de Livres comme l'Air.

L'événement s'est tenu comme prévu au Salon du Livre de Montréal du 20 au 25 novembre.

423 visiteurs du Salon du Livre ont signé notre pétition demandant la libération de Jabeur.

Lors de la Cérémonie de lecture des dédicaces faisant salle comble,
le poète et essayiste Jean-Paul Daoust a dignement représenté Jabeur, non sans émotion.
L'exemplaire de son ouvrage dédicacé à Jabeur -- L'Amérique, Montréal, rééd. 2003 -- est prêt à lui être envoyé.
[...]

En décembre, Jabeur sera l'un des destinataires de notre campagne annuelle des Cartes de vœux et des Marathons d'écriture.

- De 2000 à 2013, 62 blogueurs, écrivains persécutés soutenus par Livres comme l’Air ont été libérés.
- Les campagnes Cartes de vœux et les Marathons d'écriture ont abouti à 85 libérations
sur les 127 cas de droits civils et politiques présentés entre 2000 et 2011.

Bien à vous,

Paul Le Bas
Bénévole à Amnistie internationale Canada francophone
Secrétariat national
50 rue Ste-Catherine Ouest, bureau 500

Montréal (Québec) H2X 3V4 Canada

jeudi 14 novembre 2013



Action du 13 novembre 2013.


Jabeur Mejri est en prison depuis 1 an et 9 mois !
Le comité de soutien de Jabeur Mejri a organisé une projection d'un film documentaire "L'Affaire oubliée" réalisé par un jeune tunisien Marwen ben Saada suivie d'un débat.

Malgré le mauvais temps, la salle (le café Liber'thé) a été pleine au point que certains n'ont pas trouvé de places assise. A noter que les sœurs de Jabeur ainsi que leur cousine se sont déplacées de Mahdia pour apporter leur soutien fort à cet évènement. Amnesty Groupe el Ouardia nous a aussi accompagné  : les jeunes ont collecté des signatures pour la pétition ainsi que des petits mots à transmettre à Jabeur par courrier.

Après la projection et à la demande d'un des présents, nous avons observé une minute de silence en mémoire  de l’ancien défenseur  des Droits de l'Homme qui dort dans son palais à Carthage.

Plusieurs questions ont été posées :

Q - Que sommes-nous en train de faire pour libérer Jabeur ?
R -
(1) Nous avons redéposé une demande de grâce même si la première demande nous a été retournée.
(2) Nous organisons un évènement tous les 13 de chaque mois pour rappeler que Jabeur Mejri ne doit pas être en prison pour ses idées.
(3) Nous maintenons la pression médiatique nationale et internationale.
(4) la FIDH et Amnesty (sur le plan national et international) lancent des campagnes de soutien : pétitions, marathon de lettres...
Q – Pourquoi les tunisiens ont du mal à soutenir et à adhérer à cette cause ?
R - le Tunisien est plus habitué à défendre des personnes en qui il peut s'identifier et avec qui il partage les mêmes idées. C'est à nous de sensibiliser le gens pour défendre la liberté d'expression et de pensée même si nous ne partageons pas la même pensée.


Q - Ne faut-il pas changer les textes de loi qui ont conduit à une telle aberration ?
R- Tout à fait ! Rappelons que dans les PV d'investigation, les questions tournaient sur l'atteinte du sacré, la croyance... mais le jugement prononcé a été 5 ans  pour « trouble à l'ordre public, 2 ans pour offense à autrui via des réseaux de télécommunication et 6 mois pour bonnes mœurs ».
Q - Pourquoi Jabeur est toujours en prison ? Qu'est ce qui bloque ?
R - A cette question, nous n'avons pas de réponse, c'est au président de nous dire quel moment lui semble opportun ! Est-ce qu'il se réserve une dernière carte politique ? Est-ce qu'il croit vraiment que Jabeur est mieux en prison ?
Nous réitérons nos remerciement à Marwen Ben Saada qui a donné de son temps et de son argent pour la réalisation du film, à la ligue des humanistes qui se charge de relayer ce documentaire, à Amnesty et particulièrement groupe El Ouardia, à la FIDH, au café liber'thé qui nous a ouvert ses porte et tous les amis qui nous ont aidé pour réussir cet évènement.

Rendez-vous le 13 décembre ! Car tant que nos libertés sont menacées nous ne baisserons pas les bras !

jeudi 31 octobre 2013

Action du comité de soutien à la foire du Livre


Mardi 28 octobre 2013- Tunis, dans le cadre d’une rencontre entre cartoonistes et public, à la foire internationale du livre au Kram, le comité de soutien de Jabeur Mejri et Amnesty Internationale s’invitent et marquent l’évènement par une action de solidarité avec Jabeur Mejri.

Juste au début de la rencontre, une dizaine d’activistes avancent dans la salle en portant les photos et caricatures de Jabeur Mejri. Après quelques minutes de silence, les caricaturistes, organisateurs de la rencontre, donnent  la parole au comité de soutien.

Le comité de soutien a expliqué aux présents l’affaire de Jabeur Mejri et a rappelé que le président de la république Moncef Marzouki refuse de le gracier malgré toutes les promesses faites à la famille du prisonnier et aux organisations internationales. « Nous avons besoin de votre soutien pour libérer Jabeur, premier prisonnier d’opinion en Tunisie Post révolutionnaire » explique l’une des militantes du comité en s’adressant à la salle.

Plusieurs ont signé la pétition d’Amnesty Internationale et ont même pris des photos avec le portrait de Jabeur. Le soutien à Jabeur Mejri grandi de jour en jour non seulement en Tunisie mais aussi à l’étranger.

Le fameux caricaturiste Plantu a rappelé, lors de cette rencontre, qu’il a envoyé une lettre sans réponse à Moncef Marzouki pour libérer Jabeur Mejri. « Nous étions toujours amis quand il était en exil en France » lance Plantu en parlant de Marzouki qui ne réagit pas par rapport à l’affaire de Jabeur Mejri.

Cette action sera suivie par d’autres prochainement pour maintenir la pression afin de libérer Jabeur Mejri. Nous vous tenons au courant de notre prochaine action réservée au 13 novembre. 

Comité de soutien Jabeur et Ghazi 



















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