mardi 3 décembre 2013
Actions de soutien d'Amnestie Internationale
Aux membres du Comité Jabeur Mejri
Cc à Anne Sainte-Marie, responsable des communications, Secrétariat national AI Canada francophone
Bonjour,
Mi-octobre, nous vous informions avoir choisi Jabeur
pour faire partie des dix candidats jumelés à dix écrivains québécois,
à l'occasion de la 14e édition de Livres comme l'Air.
L'événement s'est tenu comme prévu au Salon du Livre de Montréal du 20 au 25 novembre.
423 visiteurs du Salon du Livre ont signé notre pétition demandant la libération de Jabeur.
Lors de la Cérémonie de lecture des dédicaces faisant salle comble,
le poète et essayiste Jean-Paul Daoust a dignement représenté Jabeur, non sans émotion.
Cc à Anne Sainte-Marie, responsable des communications, Secrétariat national AI Canada francophone
Bonjour,
Mi-octobre, nous vous informions avoir choisi Jabeur
pour faire partie des dix candidats jumelés à dix écrivains québécois,
à l'occasion de la 14e édition de Livres comme l'Air.
L'événement s'est tenu comme prévu au Salon du Livre de Montréal du 20 au 25 novembre.
423 visiteurs du Salon du Livre ont signé notre pétition demandant la libération de Jabeur.
Lors de la Cérémonie de lecture des dédicaces faisant salle comble,
le poète et essayiste Jean-Paul Daoust a dignement représenté Jabeur, non sans émotion.
L'exemplaire de son ouvrage dédicacé à Jabeur -- L'Amérique, Montréal, rééd. 2003 -- est prêt à lui être envoyé.
[...]
En décembre, Jabeur sera l'un des destinataires de notre campagne annuelle des Cartes de vœux et des Marathons d'écriture.
- De 2000 à 2013, 62 blogueurs, écrivains persécutés soutenus par Livres comme l’Air ont été libérés.
- Les campagnes Cartes de vœux et les Marathons d'écriture ont abouti à 85 libérations
sur les 127 cas de droits civils et politiques présentés entre 2000 et 2011.
50 rue Ste-Catherine Ouest, bureau 500
Montréal (Québec) H2X 3V4 Canada
- De 2000 à 2013, 62 blogueurs, écrivains persécutés soutenus par Livres comme l’Air ont été libérés.
- Les campagnes Cartes de vœux et les Marathons d'écriture ont abouti à 85 libérations
sur les 127 cas de droits civils et politiques présentés entre 2000 et 2011.
Bien à vous,
Paul Le Bas
Bénévole à Amnistie internationale Canada francophone
Secrétariat national50 rue Ste-Catherine Ouest, bureau 500
Montréal (Québec) H2X 3V4 Canada
jeudi 14 novembre 2013
Action du 13 novembre 2013.
Jabeur Mejri est en prison depuis 1 an et 9 mois !
Le comité de soutien de Jabeur Mejri a organisé une projection d'un film documentaire "L'Affaire oubliée" réalisé par un jeune tunisien Marwen ben Saada suivie d'un débat.
Malgré le mauvais temps, la salle (le café Liber'thé) a été pleine au point que certains n'ont pas trouvé de places assise. A noter que les sœurs de Jabeur ainsi que leur cousine se sont déplacées de Mahdia pour apporter leur soutien fort à cet évènement. Amnesty Groupe el Ouardia nous a aussi accompagné : les jeunes ont collecté des signatures pour la pétition ainsi que des petits mots à transmettre à Jabeur par courrier.
Après la projection et à la demande d'un des présents, nous avons observé une minute de silence en mémoire de l’ancien défenseur des Droits de l'Homme qui dort dans son palais à Carthage.
Plusieurs questions ont été posées :
Q - Que sommes-nous en train de faire pour libérer Jabeur ?
R -
(1) Nous avons redéposé une demande de grâce même si la première demande nous a été retournée.
(2) Nous organisons un évènement
tous les 13 de chaque mois pour rappeler que Jabeur Mejri ne doit pas être en
prison pour ses idées.
(3) Nous maintenons la pression
médiatique nationale et internationale.
(4) la FIDH et Amnesty (sur le
plan national et international) lancent des campagnes de soutien : pétitions,
marathon de lettres...
Q – Pourquoi les tunisiens ont du mal à soutenir et à adhérer à cette cause ?
R - le Tunisien est plus habitué à défendre des personnes en qui il peut s'identifier et avec qui il partage les mêmes idées. C'est à nous de sensibiliser le gens pour défendre la liberté d'expression et de pensée même si nous ne partageons pas la même pensée.
Q – Pourquoi les tunisiens ont du mal à soutenir et à adhérer à cette cause ?
R - le Tunisien est plus habitué à défendre des personnes en qui il peut s'identifier et avec qui il partage les mêmes idées. C'est à nous de sensibiliser le gens pour défendre la liberté d'expression et de pensée même si nous ne partageons pas la même pensée.

Q - Ne faut-il pas changer les textes de loi qui ont conduit à une telle aberration ?
R- Tout à fait ! Rappelons que dans les PV d'investigation, les questions tournaient sur l'atteinte du sacré, la croyance... mais le jugement prononcé a été 5 ans pour « trouble à l'ordre public, 2 ans pour offense à autrui via des réseaux de télécommunication et 6 mois pour bonnes mœurs ».
Q - Pourquoi Jabeur est toujours en prison ? Qu'est ce qui bloque ?
R - A cette question, nous n'avons pas de réponse, c'est au président de nous dire quel moment lui semble opportun ! Est-ce qu'il se réserve une dernière carte politique ? Est-ce qu'il croit vraiment que Jabeur est mieux en prison ?
Nous réitérons nos remerciement à Marwen Ben Saada qui a donné de son temps et de son argent pour la réalisation du film, à la ligue des humanistes qui se charge de relayer ce documentaire, à Amnesty et particulièrement groupe El Ouardia, à la FIDH, au café liber'thé qui nous a ouvert ses porte et tous les amis qui nous ont aidé pour réussir cet évènement.
jeudi 31 octobre 2013
Action du comité de soutien à la foire du Livre
Mardi 28 octobre 2013- Tunis, dans le cadre d’une rencontre entre
cartoonistes et public, à la foire internationale du livre au Kram, le comité
de soutien de Jabeur Mejri et Amnesty Internationale s’invitent et marquent
l’évènement par une action de solidarité avec Jabeur Mejri.
Juste au début de la rencontre, une dizaine d’activistes avancent dans
la salle en portant les photos et caricatures de Jabeur Mejri. Après quelques
minutes de silence, les caricaturistes, organisateurs de la rencontre, donnent la parole au comité de soutien.
Le comité de soutien a expliqué aux présents l’affaire de Jabeur Mejri
et a rappelé que le président de la république Moncef Marzouki refuse de le
gracier malgré toutes les promesses faites à la famille du prisonnier et aux
organisations internationales. « Nous avons besoin de votre soutien pour
libérer Jabeur, premier prisonnier d’opinion en Tunisie Post
révolutionnaire » explique l’une des militantes du comité en s’adressant à
la salle.
Plusieurs ont signé la pétition d’Amnesty Internationale et ont même
pris des photos avec le portrait de Jabeur. Le soutien à Jabeur Mejri grandi de
jour en jour non seulement en Tunisie mais aussi à l’étranger.
Le fameux caricaturiste Plantu a rappelé, lors de cette rencontre, qu’il
a envoyé une lettre sans réponse à Moncef Marzouki pour libérer Jabeur Mejri.
« Nous étions toujours amis quand il était en exil en France » lance
Plantu en parlant de Marzouki qui ne réagit pas par rapport à l’affaire de
Jabeur Mejri.
Cette action sera suivie par d’autres prochainement pour maintenir la
pression afin de libérer Jabeur Mejri. Nous vous tenons au courant de notre
prochaine action réservée au 13 novembre.
Comité de soutien Jabeur et Ghazi
Lire aussi
dimanche 13 octobre 2013
Action du 13 octobre : 13 dessinateurs se mobilisent pour Jabeur Mejri
Tunis, le 13 octobre 2013
Monsieur
Moncef Marzouki
Président
de la République Tunisienne
Palais
de Carthage
Objet :
témoignage de solidarité pour la libération de Jabeur Mejri
P.J. :
Dossier contenant 13 dessins
Monsieur
le Président de la République,
Nous
tenons à vous féliciter d’avoir décrété le 13 mars comme la journée nationale
des libertés d'Internet. Il est essentiel pour la défense des libertés
individuelles, et en particulier la liberté d’expression d’aller au-delà des
déclarations et des célébrations officielles.
Aujourd’hui,
dans la Tunisie post révolutionnaire, avec à sa tête l’ancien Président de la
Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme, des jeunes sont en prison pour avoir
exprimé une opinion. Jabeur Mejri est en prison depuis plus d’une année et
demie et est condamné pour 7 ans et demi de prison ainsi qu’une amende de 1200
DT pour avoir exprimé une opinion.
Voilà
pourquoi, nous avons introduit une 1ère demande de grâce
présidentielle auprès de vos services. Celle-ci a été refusée. Nous
renouvellerons cette demande très prochainement car il est inconcevable que
Jabeur Mejri reste incarcéré.
Nous
sommes tous Jabeur Mejri car avec Jabeur Mejri en prison, c’est la liberté
d’expression et de conscience de l’ensemble des tunisiens qui est emprisonnée.
A ce titre, chaque 13 du mois, en référence à la journée du 13 mars, nous
agirons pour rappeler à la jeunesse tunisienne, à la classe politique, aux
associations, à la société civile et plus globalement à l’ensemble de nos
concitoyens que c’est un droit inaliénable que de pouvoir exprimer une pensée,
une idée, une vision du monde.
Après
le sit-in et les animations du 13 septembre, ce mois-ci 13 dessinateurs
tunisiens et amis de la Tunisie ont réalisé à votre attention et à celle de
Jabeur Mejri 13 dessins pour exprimer leur solidarité de manière concrète que
nous vous adressons avec le présent courrier. Nous envoyons ce même courrier à
Jabeur Mejri et nous ne doutons pas que votre administration ne bloquerait pas
ce témoignage de soutien mais au contraire aurait à cœur que ses lettres lui
parviennent dans les meilleures conditions.
Ces
dessins seront dans un premier temps exposés sur internet et feront, avec
d’autres, l’objet d’expositions à chaque occasion qui pourra nous être donnée.
Cette
mobilisation continuera et grandira jusqu’à ce que Jabeur Mejri soit libéré et
que toutes les garanties soient données pour la préservation des acquis de la
Révolution quant aux libertés individuelles et à nouveau en premier lieu, la
liberté d’expression.
Dans
l’attente cruelle et partagée avec la famille et les amis de Jabeur Mejri de ce
moment, nous sommes à votre disposition pour vous donner à nouveau l’ensemble
des éléments qui permettront de parvenir à cette juste libération.
Comité de soutien Jabeur et Ghazi
Les dessins suivants sont de :
Amar Bézouère
Anis Chelbi
Yahia Boulahia
Bésot
Elchicotriste
Willis from Tunis
Bizz
_Z_
@revolution
Malkomix
Dlog
Gris-Grain
Flask
samedi 12 octobre 2013
Avec Jabeur Mejri, c’est la Liberté d’expression qu’on emprisonne.
Une
demande de grâce a été déposée pour Jabeur Mejri au mois de juin. Nous avons
reçu en fin de semaine la réponse officielle via l’avocate du comité de soutien
de cette 1ère demande qui se solde par un refus officiel de la part de la
Présidence
Au
moment où nous écrivons ces lignes, aucune information concernant Jabeur ne
nous est parvenue sur sa présence ou non sur la liste des 1039 prisonniers
libérés à l’occasion de l’Aïd.
Nous accusons réception du refus
officiel de la demande de grâce de Jabeur Mejri et nous nous étonnons de
l'intérêt que le Président prétend porter à ce jeune tunisien.
Ce refus est total contradiction avec
les promesses jetées ici ou là par son entourage et au-delà avec ses prises de
position officielles lors de vos visites à l’étranger. Il semble qu’entre les
paroles et les actes, il y ait un gouffre dans lequel il a été décidé de jeter
Jabeur Mejri.
Le Comité de soutien et la famille de
Jabeur Mejri a déposé un recours en grâce dès que l’ensemble des procédures
juridiques ont été épuisées. Depuis, nous avons été reçus à plusieurs reprises
par les conseillers de Moncef Marzouki, en Juillet 2013. Rencontres qui nous
ont permis d’affirmer avec force que Jabeur était un prisonnier d’opinion et
qu’il fallait le libérer, ce avec quoi nos interlocuteurs, ces conseillers,
étaient parfaitement d’accord.
Nous avons adressé un courrier à la
Présidence qui est resté sans réponse.
Nous avons alors tenté de contacter les
conseillers de la Présidence pour avoir des explications, pour comprendre,
pourquoi Jabeur n’avait pas été gracié cet été.
Mais aucune réponse là encore.
Et pour cause : quelle explication
fournir de manière officielle pour justifier la détention d’un prisonnier
d’opinion dans la Tunisie postrévolutionnaire ? Comme nous l’avions indiqué
alors, nous ne baisserons pas les bras devant ce mutisme en Tunisie et les prises
de position contradictoire de la Présidence.
Voilà pourquoi, nous avons lancé le
mouvement du 13 mars (en référence à la journée nationale de la liberté
d’expression sur Internet initiée par le Président en personne) et nous nous
sommes engagées à réaliser des actions chaque 13 du mois.
Nos paroles sont confirmées par nos
actes et nous avons respecté nos engagements.
Avec ce mouvement du 13 mars, la
mobilisation grandit auprès de la jeunesse, de la société civile, des ONG
tunisiennes et étrangères.
Nous annonçons par le présent
communiqué que nous accusons réception de ce premier refus officiel de Moncef
Marzouki de libérer Jabeur Mejri mais qu’il nous est impossible de l’accepter
au nom des principes et des valeurs de la Tunisie postrévolutionnaire.
Voilà pourquoi, nous réitérons cette
demande de grâce et allons procéder, à nouveau, à l’ensemble des démarches
administratives dans ce sens Nous appelons l’ensemble de nos soutiens et en
premier lieu la jeunesse tunisienne à rester mobilisée pour cette cause au nom
de la Révolution qu’elle a porté.
Avec Jabeur Mejri, c’est la Liberté
d’expression d’un peuple qu’on emprisonne.
Le comité de soutien à Jabeur Mejri
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